«Savoirs et savoir-faire de la pierre sèche» candidat au patrimoine culturel immatériel de l’humanité UNESCO

ffpps

Les murs en pierre sèche sont un des éléments essentiels des paysages du Grand Site. Nous avons donc choisi de relayer cette information importante pour l’avenir de cet art.

Murailler est entré dans la liste nationale des métiers d’art (JO 31 janvier 2016) et fait l’objet d’une candidature transnationale au label patrimoine culturel immatériel de l’humanité « Savoirs et savoir faire de la pierre sèche » autour du gouvernement grec avec ceux de Chypre, Croatie, Espagne, France, Italie, Slovénie eu Suisse.

Ce métier est un art au service de l’attractivité et de la gestion économe des terroirs.

« Les savoir-faire sont un patrimoine, parce qu’ils pérennisent la diversité culturelle et qu’ils s’opposent à une mondialisation destructrice.
Ainsi, le savoir-faire pierre sèche est-il à la fois traditionnel, contemporain et vivant.
Des acteurs ont su maintenir, régénérer et transmettre la pierre sèche.
Il n’en demeure pas moins qu’elle a besoin d’appui pour faire reconnaître ses valeurs car elle est sans cesse confrontée à d’autres systèmes constructifs standardisés ou aux ouvrages d’imitation (mur béton à parement pierres, ou mortier dissimulé derrière les pierres).

Claire Cornu, coordinatrice de la FFPPS

La prise de conscience des limites de notre planète puise, dans la réappropriation de ces pratiques oubliées, une approche en symbiose avec les ressources des territoires : hommes et matériaux. La pierre sèche profite de cet éveil. Ses paysages expriment l’harmonie et sont l’oeuvre d’hommes fiers. Maintenir ce système constructif ingénieux se justifie autant par l’enjeu des paysages que celui de la biodiversité et la lutte contre les eaux de ruissellement rapide. La fiabilité de l’ouvrage repose sur la rigueur de mise en oeuvre d’un matériau extrait à proximité ou de réemploi, naturel, sain, noble, assemblé avec intelligence et élégance. Réparer une brèche dans un soutènement ou construire un muret ne pourront être industrialisés : l’homme reste au coeur du dispositif. Il marque son empreinte sur les murs qu’il bâti par la personnalité de ses assemblages. Nos travaux pour reconnaitre cette technique ancestrale comme pratique innovante pour notre planète est un militantisme de longue haleine pour lever les méconnaissances, donner confiance et susciter l’envie. Un marché de niche s’ouvre aujourd’hui. Cependant, il reste à ajouter cette technique dans les référentiels de formations, autant des concepteurs que des praticiens car, la pierre sèche est encore remplacée au profit de systèmes conventionnels. Elle répond pourtant tant aux préoccupations agricoles, viticoles et pastorales, qu’à celles de gestion de la forêt et de gestion de l’eau. Elle participe à la qualité écologique et paysagère de nos campagnes. Une filière professionnelle s’est progressivement régénérée, une commande ose émerger, des acteurs de territoires se lient pour encourager ce choix constructif approuvé par des siècles d’usages aux quatre coins du monde.

Vous pouvez soutenir la candidature UNESCO en cliquant ici

Retrouvez plus d’informations sur la Fédération française des professionnels de la pierre sèche (FFPPS) sur leur site internet 

mur en pierre sèche

Exemple de mur en pierre sèche : le long du chemin d’accès à la Maison du Grand Site

 

 

 

Poster un commentaire