Gilles Lacaille

D’où venez-vous ?
Je suis né à Mâcon. J’ai vécu ensuite avec mes parents dans l’Ain où je suis resté de nombreuses années. Ensuite j’ai habité sur Mâcon dans les années 90, puis je suis reparti dans l’Ain pour revenir dans le 71… un vrai jeu de ping-pong ! Jamais très loin de Mâcon.

Pourquoi ce métier ? Quel est votre parcours ?
J’ai commencé par faire du service en job d’été à 17-18 ans, une de mes sœurs avait un restaurant à Montpellier. Ça m’a plu, mais ensuite la vie en a décidé autrement, je suis parti vers une autre voie, j’ai fait un autre métier très longtemps : j’organisais des transports, je faisais de la logistique. Début 2000 j’ai eu l’occasion de travailler chez un brasseur, et j’ai eu envie de monter une affaire. L’opportunité s’est présentée quand mon patron m’a demandé si je ne voulais pas aller voir ailleurs.

Pourquoi ici ?
Mon amie qui connaît très bien Davayé m’a mis sur la piste du Millésime, et l’ancien propriétaire projetait de vendre dans les quelques jours suivants. A partir de là ça a été très vite ! La transition avec l’ancien propriétaire s’est bien passée. On a gardé le nom et le type de cuisine, on n’a pas changé le mode de fonctionnement. Et on a ajouté l’activité pizzas qui a très bien prit.

Votre endroit préféré sur le Grand Site ?
Tous les matins, je sors le « stop-trottoir » avec le menu sur la rue, et là on a une vue sur la Roche de Vergisson, tout simplement. Juste en sortant la tête à gauche, on tombe sur cette vue, c’est très joli, on y croit pas !

Votre meilleur souvenir sur le Grand Site ?
L’année passée, un touriste avec un fort accent américain est arrivé. Il ressemblait à l’acteur qui joue Iron Man, plus petit et un peu plus jeune. Comme il ne parlait pas français, il décide de passer par Google Traducteur pour communiquer avec moi. Sauf qu’avec l’épaisseur de nos murs, pour avoir du réseau, il faut sortir et traverser la route. Quand je lui ai dit ça, il m’a pris pour un fou ! Il a essayé et vu que ça marchait. Du coup, il faisait les allers-retours à chaque phrase. C’était drôle et pour lui un dépaysement total ! On a bien rigolé.