Jean-Marc Veyron la Croix

D’où venez-vous ?
Je suis originaire du Dauphiné où j’ai grandi.

Pourquoi ce métier ? Quel est votre parcours ?
J’ai travaillé à Paris pendant 15 ans dans la mode. J’étais acheteur de vêtements pour hommes au Printemps. Puis un changement de vie radical : passer de la mode à la vieille pierre et au vin. Après avoir rencontré Jacky Martinon, avec qui je suis associé, nous cherchions un domaine à reprendre entre Lyon et Mâcon. Nous sommes tombés sur le Château de Chasselas.
Pour le travail de la vigne, nous avons pris des salariés formés pour tenir nos objectifs, redynamiser les vignes et les remettre en état. Nous avons pris en charge la partie rénovation et commercialisation

Pourquoi ici ?
La Bourgogne est une région où je suis toujours passé régulièrement, ma grand-mère vivait dans cette région. La Bourgogne s’est donc naturellement imposée. Quand nous avons décidé de reprendre le Domaine du Château de Chasselas en 1999, ça a été un véritable coup de cœur. Le bâtiment était à moitié à l’abandon, avec des vins de piètre qualité, et un domaine qui revivait mais méritait un coup de jeune et de dynamique commerciale. Il n’y avait rien, la moitié des bâtiments étaient encore en ruine.
Au départ le projet ne concernait que le vin, puis on s’est aperçu qu’on avait des salles qu’on pouvait utiliser en salles de réception. Ça nous a donné des idées, mais ça allait coûter cher ! Toutes les activités annexes au vin aujourd’hui permettent d’entretenir les bâtiments.
Les anciens propriétaires nous ont fait une fête pour nous accueillir, quasiment tout le village était présent, c’était super sympa ! On ne souhaite pas vivre dans notre « tour d’ivoire », on a envie de créer du lien et de s’impliquer dans le village. D’ailleurs j’ai été Maire de Chasselas pendant 6 ans, j’ai toujours eu envie de m’impliquer dans mon territoire, c’est mon éducation. En plus on a de la chance, c’est une commune très soudée et impliquée.

Votre endroit préféré sur le Grand Site ?
Je conseille toujours aux gens d’aller sur le Mont Pouilly. Il n’y a personne, les gens sont tranquilles et ils ont la plus belle vue sur la Roche de Solutré. C’est un endroit incroyable, unique !

Votre meilleur souvenir sur le Grand Site ?
Le jour de mon discours d’adieu au poste de Maire, les gens autour de moi ont bien failli me faire pleurer ! Dans mon discours, j’avais fait une envolée lyrique : je m’étais aperçu que « Aimer » était l’anagramme de « Maire » et j’ai fini là-dessus. Les gens ont applaudi et ne s’arrêtaient pas. Alors là l’émotion est montée, c’était fort !