Mickael Martin

D’où venez-vous ?
Je suis né à Davayé. On ne peut pas faire plus près ! J’ai fait toute ma scolarité sur Davayé puis Mâcon. Ensuite j’ai fait mon apprentissage via les Compagnons du devoir en pâtisserie-chocolaterie à Mâcon, au Palet d’Or, ensuite un Tour de France qui m’a emmené à Paris, Nîmes, etc. Les Compagnons ont satisfait mon envie de voyager, et c’était LA meilleure formation pour les artisans, donc j’ai dit : « Banco » !

Pourquoi ce métier ? Quel est votre parcours ?
J’ai eu envie de faire ce métier à partir du CM1 ! A cet âge déjà j’avais dit à tout le monde que je serai pâtissier. J’ai toujours aimé l’évolution que prenait le mélange de matières premières. En faisant mon premier gâteau au four, l’attente de la cuisson au four, et l’enthousiasme derrière du partage, ça m’a donné envie. Et j’ai toujours continu é dans ce sens. L’amour du chocolat est venu plus tard. Quand on commence le métier de pâtissier, c’est une matière qu’on n’aime pas. Elle est compliquée à comprendre et à maîtriser. Après avoir bossé dans une grosse chocolaterie en Bretagne, j’ai compris la matière et appris à en faire ce qu’on voulait.
Au total, j’ai fait 7 ans de pâtisserie, et 13 ans de chocolaterie pure.

Pourquoi ici ?
Je n’ai pas eu envie de m’installer ailleurs. Je ne l’explique pas. Je pense être très attaché au coin. Quand on est ici on se plaint toujours, on voit les grandes villes, la mer, on se dit qu’ici ce n’est pas top. Et puis en fait on est bien ici, la vie est saine, on travaille facilement avec les locaux.
En plus, la chocolaterie n’était pas développée ici. Il y avait des pâtissiers-chocolatiers, mais pas de chocolatiers tout court. On a été les premiers !

Votre endroit préféré sur le Grand Site ?
Moi quand j’ai 5 minutes je vais à la Courtille à Solutré. Avec Adrien on a le même état d’esprit au niveau des casseroles. On s’entend bien et on a les mêmes valeurs de travail.

Votre meilleur souvenir sur le Grand Site ?
Sinon, la montée de Solutré depuis la salle des fêtes de Davayé, ça me rappelle mon enfance, je l’ai fait des dizaines de fois quand j’étais petit. On passait avec les copains devant le pré du cheval et on mangeait des pommes dans le champ. Des choses simples quoi !