Mylène Dupasquier

D’où venez-vous ?
Je suis née à Mâcon et j’ai grandi à Prissé. J’ai fait toute ma scolarité entre Mâcon et Prissé. Pour mes études j’ai bougé un peu sur Lyon, Annecy, c’est là que j’ai rencontré ma maître d’art, Manon Lisa, qui m’a professionnalisée en mosaïque.

Pourquoi ce métier ? Quel est votre parcours ?
Depuis toute petite je suis très manuelle. J’adore la matière, les mélanges. Je suis dans la composition, dans le choix des matériaux. J’aime ramasser plein de choses pour en faire quelque chose de nouveau et d’inattendu. Je n’ai jamais eu de cours de mosaïque, j’en faisais petite chez moi, ensuite j’ai fait des études d’art plastiques et je suis graphiste de métier. Pour mes 20 ans, j’ai eu envie de retourner à la matière. Je suis donc retournée à la mosaïque et j’ai rencontré Manon Lisa sur Annecy, qui est mosaïste d’art, et de là je me suis formée et je me suis professionnalisée.
Aujourd’hui, le graphisme c’est pour moi, pour mes affiches, mon site internet, mais sinon je ne vis que de mes mosaïques.
J’ai commencé avec des petites, et aujourd’hui de plus en plus grosses. Je travaille essentiellement pour des particuliers, mais j’ai aussi quelques projets pour des collectivités.

Pourquoi ici ?
Quand j’ai voulu m’installer à mon compte, j’ai eu la chance de pouvoir louer un bout de local sur Prissé, au bord de la petite Grosne, donc je suis revenue avec grand plaisir dans la région.
Je suis dans le coin encore quelques années, mais je ne sais pas si dans 10 ans je serai toujours là. J’aime voyager et j’ai déjà pas mal voyagé pour rencontrer des mosaïstes et c’est toujours très enrichissant. La mosaïque c’est infini, dans la forme, les matières, donc tout est possible.

Votre endroit préféré sur le Grand Site ?
J’aime bien « ma » petite Solitude à Prissé, au Château Lamartine, c’est un endroit très sympa au milieu des vignes. J’aime aussi le spot d’escalade à Vergisson, ou encore les ateliers d’artistes du coin comme Michel Berger à Chasselas, et aussi les petits restos du coin, la Courtille à Solutré, l’Ô des vignes à Fuissé.
En fait je n’ai pas vraiment un lieu préféré, à part mon atelier !

Votre meilleur souvenir sur le Grand Site ?
Juste avant d’accoucher, j’ai eu envie de monter là-haut. Avec mon chéri on est monté se poser au pied de la Roche de Vergisson, on a passé 1h à regarder le paysage, papoter, j’avais envie de prendre un grand bol d’air avant de partir à l’hôpital. C’était chouette !