Pascal Servignat

D’où venez-vous ?

Je suis charnaysien, de Mâcon de naissance.

 

Pourquoi ce métier ? Quel est votre parcours ?

J’ai travaillé à Mâcon en tant que salarié et en 2009 j’ai voulu changer d’activité et, en guise de reconversion, j’ai ouvert un magasin d’épicerie fine et de fromages. C’est mon côté épicurien. Mon enfance et mon éducation aux produits de la ferme et aux fruits et légumes, les produits frais de la ferme et le côté convivial, des réunions autour d’un casse-croûte et la bonne bouffe.
Ce qu’il me plaît c’est de véhiculer un art de vivre à la française, trouver des bons produits et proposer autre chose que les produits classiques des grandes surfaces qui n’ont pas beaucoup de saveurs. Redonner du plaisir aux gens. Et dans l’acte d’achat, c’est savoir que quand ils achètent quelque chose d’éventuellement plus cher, ils ont le retour du plaisir et des saveurs dans le produit. Après c’est faire découvrir la richesse qu’on a en France, une richesse qui n’est pas forcément abordable du premier coup parce que, physiquement, c’est des petites PME, des petites entreprises dans tous les départements français mais qui n’ont pas accès par le réseau de distribution des grandes surfaces. Elles sont véhiculées par les petites boutiques comme la mienne. Ces produits là on peut les trouver sur nos lieux de vacances dans une maison de pays. On achète un produit ou deux locaux et on le ramène chez soi. Moi j’essaie de faire l’inverse, je les amène au magasin et les gens peuvent venir chercher un cassoulet à tout moment de l’année au lieu d’attendre les vacances pour aller le chercher dans la région d‘origine. Donc c’est faire découvrir. Je suis assez curieux sur le plan gastronomique et sur le plan de la richesse du patrimoine, des artisans qui sont très nombreux à faire de très bons produits de qualité.

 

Pourquoi ici ?

J’ai fait une petite étude de marché rapide et Charnay m’intéressait. Vu les produits que je proposais j’avais la clientèle. Et Mâcon ne m’inspirait pas trop. Il n’y avait pas beaucoup d’emplacements disponibles, abordables financièrement et je voyais que le centre-ville déclinait un petit peu déjà. J’ai senti Charnay beaucoup plus dynamique même si c’était assez long à se mettre en place. Et là maintenant, depuis quelques années, Charnay est beaucoup dynamique.

 

Votre endroit préféré sur le Grand Site ?

Le lieu qui me faisait peur quand j’étais gamin, qui est fermé maintenant au public, c’était l’ascension face Est où la Roche est très polie par les passages et un endroit assez étroit qui est interdit parce qu’il y a un risque de chute.

 

Votre meilleur souvenir sur le Grand Site ?

Les balades à cet endroit. C’était bien, parce qu’on était directement en contact avec la Roche et puis la falaise. Il y a un petit raidillon avec des marches naturelles. C’est ce qui me reste en mémoire. Maintenant on fait le tour par le grand chemin sur le côté mais le plaisir est toujours intact quand on arrive là-haut. Le site est magnifique avec Vergisson, la Grange du Bois et les vignes.