Nathalie Croizat

D’où venez-vous ?

De Vergisson, mon papa est de Vergisson et ma maman de Solutré. Je suis née à Mâcon et j’ai grandi à Vergisson. Je suis une locale locale pur jus.

Pourquoi ce métier ? Quel est votre parcours ?

J’ai fait des études sur Lyon. J’ai rencontré mon mari et puis après le burn-out, j’ai eu envie de retourner au pays. Je suis revenue ici il y a une dizaine d’années. J’étais laborantine. J’ai jamais travaillé dans le vin mais toujours soit dans les machines, soit dans la cuisine. Le laboratoire c’était un peu les deux à la fois. J’ai bifurqué sur la cuisine, seule, par le biais de la vente directe et par la distribution du produit magique qu’est le Thermomix. J’ai travaillé dans ce domaine pendant 11 ans. D’ailleurs je n’arrête pas totalement. Puis j’ai eu une envie très très forte, poussée par mon entourage, de faire quelque chose en lien avec la cuisine (restaurant, cuisine à domicile…). J’ai tout eu comme suggestion. J’aime énormément recevoir, le principe des chambres d’hôtes m’a toujours attiré et bien j’ai eu très envie de me lancer. J’ai cherché, ça fait un an que je cherchais sur Vergisson. Il y avait rien. Pas de chambres d’hôtes à Vergisson, très peu de gîtes, pas d’accueil à la nuitée. J’ai même commencé à chercher pour acheter, mais il y a rien. Et puis l’opportunité s’est présentée.
On m’a dit « dis donc à la Grange du Bois, ils sont en train de partir, c’est peut-être le moment pour toi ». La Grange du Bois, c’est pas Vergisson mais c’est peut-être le meilleur endroit pour voir Vergisson.
Je suis montée voir Karine, je ne connaissais pas du tout le principe de la gérance. On a discuté et on a fait affaire avec une grosse joie, une grande émotion.
C’est ma première expérience en chambre d’hôtes et en restauration. Mon souhait premier c’était vraiment l’accueil touristique, chambre d’hôte et table d’hôte (ça va ensemble). Là il y a le salon de thé en plus, c’est la cerise sur le gâteau, c’est le truc que j’avais même pas imaginé. C’est certainement beaucoup de boulot mais pour moi qui adore faire de la pâtisserie, je ne vois pas comment que je peux mieux la mettre en valeur.

Pourquoi ici ?

Je suis fille de viticulteurs, j’ai grandi dans les vignes. J’ai crapahuté tous les murs et les cadoles qui entourent les vignes avec mon frère. Je pense que ça, ce sont des moments que je n’oublierai pas. L’escalade au pied de la Roche, on avait pas le droit d’y aller mais on y allait. Et bien sûr les ascensions diverses et variées.

Votre endroit préféré sur le Grand Site ?

C’est un endroit sur le domaine familial. Le domaine Carrette est au pied de la Roche de Vergisson, donc entre la Roche et le Domaine il y a un endroit où il y a un caillou, c’était à l’époque un morceau de la Roche. Ce caillou c’est mon lieu, j’aime bien y aller. On a fait toutes nos photos de mariage là-bas. Et j’y vais très souvent avec mon fils. On regarde le paysage, c’est le meilleur endroit selon moi pour le village de Vergisson, le clocher et la Roche de Solutré en face. Ce caillou est au milieu des vignes et recouvert par la végétation. J’ai essayé cet hiver d’en enlever. C’est du lierre qui a complètement enseveli le caillou alors que quand j’étais jeune il y avait pas du tout de lierre, c’était des gros choux.