Anaëlle Giroux

D’où viens-tu ?
Je viens de la région, plus précisément de Vinzelles, pas très loin de Solutré.

Pourquoi ce métier ? Quel est ton parcours ?
Après avoir obtenu un Bac S au Lycée Lamartine à Mâcon, j’ai quitté Mâcon pour aller à Dijon. J’ai entamé au départ une fac de bio, mais finalement je me suis rendue compte que les sciences dures me plaisaient peu. Donc j’ai bifurqué vers une fac d’histoire, et là j’ai vraiment adoré. Je trouvais que les cours d’histoire étaient super, mais que ça manquait un peu d’images donc j’ai fait aussi une licence d’histoire de l’art, pour illustrer ce que j’avais appris en histoire. Puis je me suis arrêtée. J’ai travaillé pendant deux ans à la vigne, en tant qu’ouvrière viticole. J’avais besoin de faire une pause dans mes études. L’année dernière je me suis lancée à nouveau dans un master d’histoire, toujours à Dijon et en même temps je travaillais au Musée de la vie Bourguignonne en tant que médiatrice culturelle justement. Au final le travail a pris le pas sur mes études, donc j’ai décidé de me lancer vraiment dans la médiation. J’ai découvert une licence pro à Dole en Guide-conférencier, ce qui se rapproche le plus du métier que je veux exercer.

Quelles sont tes missions ?
D’abord du guidage, avec tout type de publics : enfants, adultes, personnes en situation de handicap, public empêché, etc. Et aussi mettre en place ces médiations, créer des visites particulières.

Pourquoi t’installer ici ?
Je suis originaire du coin, la Roche de Solutré ça reste le lieu typique de mon enfance. J’ai eu l’occasion d’y aller beaucoup de fois avec mes parents, c’est un lieu qui me tient à cœur. J’avais aussi envie de revenir à la campagne : j’aime beaucoup Dijon, mais la région me manquait. C’est mon retour à la nature. En plus, la diversité des missions qui étaient proposées sur ce poste m’a attirée.

Ton endroit préféré sur le Grand Site ?
Bien que j’adore la Roche, je dirai quand-même Fuissé : une grande partie de ma famille est originaire de Fuissé et c’est un endroit qui me tient à cœur. Je trouve que c’est le plus beau village du Grand Site.

Ton meilleur souvenir sur le Grand Site ?
Quand j’étais plus jeune, on pique-niquait entre copines au sommet de la Roche, c’est un joli souvenir de mon adolescence.

Qu’est-ce que tu veux que les gens ressentent quand ils viennent ici ?
La diversité du site. Avec tous ses aspects aussi passionnants les uns que les autres : le paysage avec la vigne, le côté archéologique, géologique, la Préhistoire et le côté historique avec le château en haut de la Roche, etc.